« Un médecin qui ne connaît que la médecine ne connaît même pas la médecine » (José de Letamendi)

Prévenir le mal et restaurer la santé,

En intervenant en amont et en aval,

Et en agissant tant sur la longévité

Que sur le handicap sévère ou banal,

Sont de l’art médical les deux finalités,

Au chevet d’un système de santé idéal.

 

La maladie est régulièrement plurielle,

Sa source immuablement multifactorielle,

Son expression aussi diverse que variée,

Son vécu par la perception ravitaillé,

Son abord par la globalité gouverné,

Et son issue fatale par la mort incarnée.

 

L’homme, cible de la pratique médicale,

Doté d’un corps, d’un esprit et d’une âme,

De deux versants organique et psychique,

Est un être dont la constance est marginale,

Dans ses états normal et pathologique,

Tous éclairant le médecin de leur flamme.

 

De la segmentation née de l’arborescence,

Germa la scission des domaines du savoir,

Que renforça l’épopée des dures sciences,

Qui de l’art médical étendirent le pouvoir

Et du champ des humanités les restrictions,

Tout en étant l’objet de magnification.

 

L’art médical en prit un véritable coup,

Par l’absolu diktat du tout savoir d’un peu,

Aux antipodes du savoir un peu de tout,

Gage d’un acquis aussi pointu que pompeux,

Fait d’une dégradation des humanités,

Et donc d’une médecine déconnectée.

 

Aussi glorieuse que soit la médecine,

Aussi admirables que soient ses avancées,

Aussi éclatantes que soient ses victoires,

Elle reste un chapitre du grand ouvrage

Dédié à l’encyclopédie de la santé,

Nourrie de l’apport de toutes les entités,

Toutes dépendantes de sa trajectoire,

Toutes aussi impactantes qu’influencées,

Confirmant de l’holisme les avantages,

Que nourrit l’abord du mal à la racine.

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