L’essentiel
L’essentiel se distingue de l’accessoire ;
La cible et l’objectif, de la trajectoire ;
Le bonheur, du cumul continu des avoirs ;
Les besognes importantes, des dérisoires ;
La durabilité, de la pérennité ;
L’hypocrisie, de la respectabilité ;
La superficialité confortable,
De la pleine lucidité responsable ;
Le zèbre, de son ombre ; l’ongle, du vernis ;
La foi en action, du zèle du converti ;
L’empathie, de la poubelle émotionnelle ;
Le rang de priorité, de l’optionnel ;
La torture de la disponibilité,
De la ferme volonté d’efficacité ;
Le sommet ennoblissant la solitude,
De la vallée épousant la plénitude ;
Et être respecté pour sa maturité,
D’être applaudi pour son immaturité.
Ces distinguos découlant du discernement,
Épargnant d’une cécité conceptuelle,
Par le biais d’une hygiène mentale,
Mettent souvent à l’abri de désagréments,
Par une focalisation sur l’utile,
Et un pur rejet de distractions futiles.
À l’essentiel sont consacrés l’énergie,
Le temps, l’attention et la priorité,
Dès que dénichées les potentialités,
Dont il faut craindre la nocive léthargie,
Tout en évitant d’en magnifier le rôle,
Le labeur appelé à rester au contrôle.
Indispensable humus des aptitudes,
Le travail, focalisé sur l’essentiel
Dont il conquiert le cœur par habitude,
L’esprit à l’abri de toute distraction
Et les efforts objet de concentration,
Mène à un résultat exceptionnel.
Il en a été ainsi de tous les plus grands,
Parfois détenteurs d’aptitudes ordinaires
Mais tous soumis à une discipline de fer,
Servant d’antidote à tout renoncement,
D’ancrage à la priorité retenue,
Et de bouclier à des efforts soutenus,
Le tout concourant au bien-être mental,
Qui pour la prospérité est fondamental.

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