Ignorances, illusions et perceptions
Carburant de la raison et de la vertu,
Le savoir est l’objet d’une quête assidue,
Tant dans la compréhension de la nature,
Que dans le façonnement par la culture,
Par laquelle, mécontent de voir et de subir,
L’Homme fait appel à la pensée pour agir.
Par cette démarche due au maître cerveau,
L’Homme se hisse au sommet des créatures,
Quoique taraudé par le mystère de la mort,
Qui pour la vie est l’équivalent d’un berceau,
Et de questions sur sa terrestre aventure,
Dont son vécu est l’indispensable support.
Cependant, ignorer est parfois salutaire,
Quoiqu’encensée son incarnation contraire ;
S’imbiber d’illusions peut s’avérer utile,
Quoique de diagnostic parfois difficile ;
La perception peut surplomber la réalité,
Quoique souvent dissociée de la vérité.
Au rang des ignorances encyclopédiques,
Source d’inépuisables interrogations,
Arrimant humanité et humilité,
Et sève nourricière de lucidité,
Tant sur le plan spirituel que scientifique,
Figure au firmament l’inévitable fin,
D’aspect aussi imprévisible que certain,
À travers l’histoire et les civilisations.
Par l’épais mystère qui la caractérise,
La mort canalise et inspire la vie,
Qu’elle incite à orienter vers le présent,
Le seul temps qui soit sujet à la maîtrise,
Le passé étant figé et inopérant,
Et le futur objet d’hypothèses à l’envi.
Massif sur l’esprit est l’effet de l’illusion,
De même que celui de la perception,
Toutes deux pouvant mener à la conviction,
Par bannissement ou déformation du vrai,
Simplement ou à travers une allusion,
Pourtant en état de rendre utile l’ivraie.
L’exemplarité guidant au choix de modèle,
Dans le parcours conjugal ou professionnel,
Peut résulter de rassurantes illusions,
Issues de l’ignorance et de la perception,
Portant sur des ombres et des insuffisances,
Mais dont l’adolescent n’avait pas conscience.
Parfaites illustrations de la perception,
Sont la prophétie autoréalisatrice,
Qui par une attente anticipatrice,
Donne corps à la surhumaine intuition,
En économie tout comme en pédagogie ;
Et la méthode Coué en thérapeutique,
Où par la foi est embelli le pronostic,
Pour modifier le cours de la pathologie.
Composant fondamental de l’éducation,
Présent à tous les stades de la formation,
Est le renforcement de l’estime de soi,
Par une perception positive de soi,
Incombant à tous les acteurs éducatifs,
Dissociant avoir raté d’être un raté,
Permettant l’éclosion des potentialités
En agissant avec méthode et doigté,
Et en s’astreignant à un saut qualitatif.
Par la prise en compte des perceptions,
Sont recadrées les primitives émotions,
Ramenant les faits à leur juste dimension,
A travers la raison et la lucidité,
Et une bénéfique impassibilité,
Tel que recommandé par le stoïcisme,
Les Saintes Écritures et le bouddhisme.

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