La médecine face aux normes

Typique de l’Homme est la complexité,

Née de son milieu et de son héritage,

De sa nature et de son unicité,

De ses acquis et de son formatage,

Caractéristiques de son profil pensant,

Arrimage du conscient et du subconscient,

Et architecte de son moule ondoyant,

Au secret détenu par l’Être omniscient.

 

Approximatives sont ainsi les normes,

Tout aussi imprécises en sont les bornes,

Centrées sur la moyenne des individus,

Arbitrairement mais utilement conçue,

Pour scinder le normal du pathologique,

Et le mal psychique du mal organique.

 

Le normal est à la fois divers et varié,

Notamment aux plans culturel et psychique,

Distinct de l’anormal et du pathologique,

Par un écart qualitatif de nature,

Ou par celui quantitatif de degrés,

Toujours imprécise étant la césure.

 

La marge d’erreur est alors structurelle,

Même chez le praticien le plus aguerri,

Qui avec son art a un rapport passionnel,

Au point d’en être un éternel apprenti,

En s’inscrivant à l’école de Maïmonide,

Par une insatiable quête du savoir,

Née d’une éternelle flamme du vouloir,

Auprès de ses confrères et des malades.

 

L’extrême complexité de l’être humain,

Parfaite incarnation du mystère divin,

S’adjoint ainsi à celle de la maladie,

Au contour et au contenu mal définis,

Toutes deux régies par la variabilité,

Que tente de cerner un abord raisonné,

Sur lequel plane de chacun l’unicité,

Pour une prise en charge coordonnée.

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