La culture de la niaque
Incarnation du refus du renoncement,
Née d’une discipline indestructible,
Et sève d’une liaison indissoluble,
Entre combativité et ténacité,
La niaque, que galvanise l’engagement,
Porte en érection les potentialités,
Mises au service d’un objectif précis,
Cible d’ancrage de toutes les énergies.
La niaque se nourrit autant de la passion,
Que de la fermeté et de la répétition,
Pour se mettre au service du brut talent,
Dont elle pourrait surplomber l’effet isolé,
Quoiqu’en étant un primordial catalyseur,
Qui au travail et à l’effort donne l’élan,
Pour enraciner l’esprit de compétiteur,
Dont est porteur un réflexe conditionné.
Faisant appel à l’extrême motivation,
Dont il faut tôt favoriser l’acquisition,
La niaque sacralise le goût de l’effort,
Élargit autant le cercle du possible
Qu’il démythifie le concept de surdoué,
Pour rendre la réussite plus accessible,
En tirant de tout échec l’afférent trésor,
Rater et le raté devant être dénoués.
Le compter sur soi est ainsi mis en éveil,
Le renoncement à l’effort mis en sommeil,
La répétition hissée au rang du sacré,
L’estime et le respect de soi bien ancrés,
La quête d’approbation objet de rejet,
Et la voie choisie, flexible, mais sans regret.
En témoigne le trajet de Nelson Mandela,
En est un reflet le roi Soundiata Kéita,
En est illustratif le cas de Démosthène,
En est symbolique le cas de Bolt Hussein,
En sont emblématiques la Grande Muraille
Et les sacrifices géniteurs de trouvailles.
En descendant de son piédestal le talent,
En obligeant le génie à une alliance,
En encadrant l’effort par la discipline,
La niaque configure l’esprit de gagnant,
Arrime la répétition à la patience,
Pour faire de la réussite, sa vitrine.

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